Quelques faits à propos des tornades.

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La tornade sur l’image a été capté par Pierre-Marc Doucet et Jeff Lacroix le 11 Juillet 2009 à Boisbriand au nord de Montréal.

Voici quelques explications sur chaque point énuméré dans l’image ci-dessus.

Point #1: Les tornades ne sont pas uniques à la Tornado Alley aux USA. Certes, le climat est différent au Québec mais orages supercellulaires et les tornades se forment chaque été dans la région. L’Ontario en rapporte en moyenne 12 par été aussi. Les régions qui sont les plus propices au Québec sont surtout la Montérégie, l’Outaouais, les Laurentides et la région du Saguenay/Lac-St-Jean. Ces régions montrent un plus haut ratio de rapport de tornade dans la province mais elles peuvent survenir partout. Plusieurs orages violents surviennent dans des régions ou la couverture radar n’est pas bonne et aussi dans des endroits ou la population est quasiment absente, cela mène à croire qu’il y a en réalité plus de tornade que la moyenne de 6 au Québec, mais il est impossible de le savoir avec certitude. Elles arrivent surtout en après-midi et en soirée au Québec, très rarement la nuit, Aux USA elles peuvent arriver plus fréquemment la nuit puisque le climat permet souvent de meilleurs paramètres atmosphériques dans cette région.

Point #2: L’échelle de Fujita a été créer en 1971 par Tetsuya Théodore Fujita. Elle a été améliorée dans les années 2000 par le National Weather Service américain pour être plus précise quant à la nature de ce que la tornade frappe pour faire des dégâts (Quelle type de bâtiments ? Structure solide ou non ?  Types de sol et ect). Elle est utilisée aux USA depuis 2007 et depuis 2013 au Canada. Avec les dégâts qu’une tornade occasionne, on peut faire une corrélation avec la force de ses vents. Il faut cependant faire attention, une tornade peut être très forte mais passer dans un champ et ne faire aucun dégât. Elle sera classée EF0. La même tornade dans une ville pourrait être classée EF3 par exemple. N’oubliez pas qu’on ne peut jamais juger la force d’une tornade par son apparence.

Point #3: Les tornades suivent généralement le sens de déplacement de l’orage. Elles ne feront pas de bifurcation soudaine à 90 degrés. Elles peuvent cependant bouger un peu de leur trajectoire et courber vers le nord ou le sud. Dans des rares cas elles peuvent revenir sur elle-même ou faire quasiment du surplace, si l’orage se déplace très lentement. Les tornades ont différentes formes et peuvent être plus grosses que l’entonnoir qu’elle montre aussi, une circulation tornadique peut faire 1 kilomètre alors que l’entonnoir semble petit. Il arrive aussi parfois qu’aucun entonnoir ne soit présent mais qu’une tornade soit au sol, on peut alors voir des débris monter et tourner sous la rotation de l’orage.

Point #4: Le meilleur endroit pour vous cacher d’une tornade est toujours sous la terre. Une voiture ne vous offre aucune protection. Les débris peuvent facilement transpercer la carrosserie et les vitres. Un pont crée un effet de tunnel, si une tornade passe tout près, les vents seront accélérés sous celui-ci et les chances que vous soyez entrainé dans la tornade sont plus grandes.

Pierre-Marc Doucet.

Feux de forêt dans l’ouest du Canada

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Avec les nombreux feux de forêt actuellement dans l’ouest du Canada, il y a beaucoup de fumée dans l’air un peu partout sur l’Amérique du Nord. Une partie de cette fumée touche les régions du Québec.

Bien qu’elle n’est pas au sol, il y a présentement un voile dans notre ciel.

Une impression d’avoir des nuages mais non, c’est de la fumée ! Le ciel de jour est surtout jaunâtre et le soir au coucher du soleil il est très rouge.

Voici un article dans le journal de Québec :

http://www.journaldequebec.com/2015/07/05/repercussions-dans-le-ciel-de-quebec

Pour savoir la qualité de l’air pour votre région :

http://www.iqa.mddelcc.gouv.qc.ca/contenu/index.asp#carte

Vous pouvez voir en haut une photo de Mathieu Bordage prise ce soir à Québec.

Inondation région de Québec, 1er juillet 2015

Une forte dépression sur le Québec en cette fête du Canada a apportée beaucoup de pluie sur les régions du centre et du nord ouest du Québec. À 20h00, il est encore trop tôt pour dire les accumulations totales, mais 40 à 80 mm de pluie serait fort possible.

Les rues Notre-Dame, Jean-Gauvin et Beaumont ont été inondées dans le secteur de l’aéroport de Québec.

Notre chasseur Mathieu Bordage était sur place et voici c’est photo !

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Beaucoup de pluie pour dimanche/lundi.

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Un solide système va arriver sur le sud de la province pour dimanche. Avec lui, une bonne quantité de précipitations. Les précipitations devraient commencer dans la nuit de samedi à dimanche sur le sud pour se continuer jusqu’à tard dimanche soir et se continuer lundi vers le centre et l’est du Québec.

Tout le sud du Québec, y compris Montréal, l’Outaouais, les Laurentides, Lanaudière, Montérégie, Estrie, la Mauricie et le Centre-du-Québec ont des risques de voir du 50mm d’eau et plus entre dimanche et lundi. Les solutions diffèrent un peu d’un modèle à l’autre quant à savoir quelle région sera la plus touchée mais la constance de la force des précipitations est la.

Ce sera donc un week-end en deux temps pour plusieurs personnes !

Pierre-Marc Doucet.

Conseils de sécurité sur la chasse d’orages.

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 (Photo: Alain Fontaine) Pierre-Marc Doucet et Jeff Lacroix en chasse.

Nous voyons de plus en plus de gens qui veulent observer et chasser les orages. C’est bien normal, les orages sont un phénomène impressionnant ! Cependant vous devez savoir qu’il existe des dangers avec ces tempêtes et par conséquent, pratiquer la chasse d’orages comporte des risques. Voici quelques conseils pour les gens qui voudraient se lancer dans ce hobby passionnant.

1 – LE PLUS GRAND DANGER, C’EST LA ROUTE !

On pourrait facilement penser que le plus grand danger lors d’orages, c’est l’orage lui-même, mais non. La route demeure votre pire ennemi en chasse. Il y a plusieurs raisons à ça.

Premièrement vous ne pouvez pas prévoir ce que les autres font, comme toujours il faut anticiper. Vous devez aussi être particulièrement attentif en conduisant dans la forte pluie/grêle. Le risque d’aquaplanage est plus élevé. Chasser à deux est recommandé car une personne peut se concentrer sur la route, et l’autre, sur l’orage. Le conducteur ne devrait jamais se concentrer sur autre chose que la route, il doit éviter les distractions le plus possible. Le co-pilote se charge déjà de le diriger. Ne jamais conduire sur des routes inondées, elles peuvent cacher des fissures ou pires, des trous. Si vous vous stationnez sur le bord de la route pour observer un orage, soyez certain que vous êtes complètement en dehors de celle-ci et aussi, faites toujours sur d’avoir assez d’essence. Vous ne voulez pas être en panne sèche alors qu’un orage violent fonce sur vous ! Avoir un véhicule en ordre est aussi une priorité. Assurez-vous que les freins, les pneus et les essuies-glaces sont en bon état. Si vous avez un ennui mécanique, ne tarder pas à le faire réparer.

Songer toujours que vous pourriez aussi vous retrouver dans une situation fâcheuse par rapport à l’orage. Soit en ayant un problème mécanique ou en croyant que vous avez pris la bonne route mais que ce n’est pas le cas. Même avec un GPS, ils ne sont parfois pas à jour et cela peut vous causer des ennuis. Par exemple, vous pensiez qu’une route était la car elle était indiquée sur le GPS mais la route est barrée ou coupée et un orage avec une circulation tornadique vous barre le chemin derrière, que faites-vous ? Oups !

C’est la raison pour laquelle vous devez aussi toujours avoir une route de secours en tête. Lorsque vous chassez dans une zone, assurez-vous de vous renseigner le mieux possible sur l’état des routes et prévoyez des alternatives si la situation se gâte. Quand devez-vous prendre votre route de secours ? Dès que vous perdez le contrôle de la situation. Soit vous ne savez pas ou vous êtes par rapport à l’orage, soit vous n’avez plus de visuel ou vous n’êtes pas sur de ce qui se passe, ne prenez pas de chance et distancez-vous un peu de l’orage.

Évidemment, vous devez respecter les règles de la route. Aucun orage ni aucune cause ne vaut la peine de risquer votre vie et potentiellement celle des autres en brisant les lois.

2 – LES ÉCLAIRS.

Un autre grand danger en chasse, les éclairs, bien sûr ! Il s’agit probablement de la partie la plus imprévisible des orages. On peut en apprendre énormément sur la formation et le comportement des orages, comment ceux-ci vont se déplacer, réagir à telles ou telles choses, leurs cycles et ect… Cependant, on ne peut pas prédire ou un éclair frappera.

Sachez que dès que vous entendez le tonnerre, les chances que vous puissiez être frappés sont là. En effet, les éclairs peuvent tomber jusqu’à 15 km d’une cellule orageuse ! Les zones ou les éclairs nuages-sol sont les plus fréquents sont souvent proches de la zone d’interaction entre le courant ascendant de l’orage et les courants descendants. Les fronts de rafales, près des mésocyclones et des rideaux de pluie sont des endroits particulièrement à surveiller. Heureusement pour nous, les éclairs ont tendance à frapper les choses plus hautes, mais quelques chasseurs ont déjà été frappés par la foudre dans le passé. N’oubliez pas de ne jamais vous abriter sous un arbre et éloignez-vous le plus possible des clôtures et poteaux. Si vous sentez vos poils et /ou cheveux commencer à se dresser, accroupissez-vous rapidement en petite boule et en touchant le moins au sol possible.

La voiture vous offre une protection, mais il n’est pas conseiller de toucher au métal à l’intérieur. Si un éclair frappe votre voiture vous serrez protéger grâce au principe de la cage de faraday mais vu que le métal est un conducteur, vous pourriez recevoir une décharge en touchant celui-ci.

3 – VOS CONNAISSANCES SUR LES ORAGES.

Nous conseillons toujours fortement aux gens qui veulent se lancer dans la chasse d’orages d’avoir un minimum de connaissances en météo. Les orages sont un phénomène complexe et sans aucune notion vous pourriez vous mettre facilement en danger, surtout lors des journées ou l’atmosphère est très volatile.

Éviter de conduire sous les zones de rotation et si un orage montre un coeur de précipitation très fort, il est fort possible qu’il y ait de la grosse grêle. Vous pourriez sérieusement endommager votre véhicule et même vous blessez en allant dans ces zones. Les vents violents (micro-rafales) sont aussi un danger. Si vous chassez, éviter les régions boisées car vous n’aurez pas une bonne vue sur ce qui arrive et surtout, les vents forts peuvent casser des branches, des arbres et ceux-ci peuvent tomber sur votre voiture. Chercher toujours les endroits les plus dégagés possible. La même chose s’applique pour les grandes villes.

Il y a plusieurs moyens d’acquérir des précieuses informations sur internet qui vous rendront la vie plus facile et surtout, qui vous mettront plus en sécurité. Cependant, la majorité de celles-ci sont en anglais. Si vous vous débrouillez bien dans cette langue, voici quelques liens utiles:

Les livres de Tim Vasquez, un météorologue et chasseur réputé aux USA sont un vrai « must » pour toute personne qui veut en apprendre sur les orages et la chasse. Je conseille particulièrement le « Storm Chasing Handbook » et « Severe Thunderstorm Forecasting ». http://www.weathergraphics.com/books

Le site du météorologue Jeff Haby est aussi une très bonne référence: http://www.theweatherprediction.com

Le site de Met Ed (vous devez vous enregistrer) est aussi très bien pour pousser la note un peu plus: https://www.meted.ucar.edu/training_detail.php

Bien sur, notre section « Notions Météorologiques » sur notre site web est là pour ça et elle se remplira de plus en plus avec le temps ! https://xtremchasequebec.com/notions-meteorologiques

Prendre des conseils et poser des questions aux gens qui ont plus d’expérience est toujours souhaitable aussi. On ne mord pas et il nous fait plaisir de vous renseigner :). Sachez aussi que même avec les meilleures connaissances du monde, vous ferez des erreurs encore et parfois ça ne marche juste pas, il y a quand même un gros facteur chance dans la chasse d’orages. Une des beautés de la chose, c’est qu’il y en a toujours à apprendre avec la météo, mais dame nature reste reine en son domaine ;).

On ne peut jamais éliminer complètement tous les risques lors d’une chasse. Ultimement, vous chassez de la façon que vous le voulez bien aussi, mais il existe des moyens d’assister à ces phénomènes avec le plus de sécurité possible. Avec ces quelques informations j’espère que vous en saurez un peu plus !

P-M Doucet.

Chasse du 9 mai 2015 – Ontario

Au terme de plusieurs journée sous le signe des températures chaudes et humides, les modèles météo montrait un risque d’orage pour le Québec et l’est de l’Ontario. Voilà quelques photos prise par nos chasseur Mathieu Lussier et Mathieu Bordage.

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Déjà un premier ouragan en 2015 ?

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Les modèles météo semblent montrer une tempête tropicale en formation en ce moment près de Cuba. Quand on regarde à plus long terme  il semble avoir la formation du premier ouragan de la saison 2015 dans l’Atlantique. Ana serait sont nom et elle frapperait entre la Floride et les Carolines.

Situation à suivre !

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