Neige pour le 3-4 Décembre.

IMG_6442

Des accumulations de neige sont possibles pour l’Estrie, la Beauce et une partie du Bas St-Laurent à partir de jeudi après-midi jusqu’à vendredi.

Les modèles varient encore avec les quantités prévues, cependant plusieurs endroits pourraient recevoir un 10-15cm pendant cette période. Les régions montagneuses sont les plus susceptibles de recevoir ces quantités.

Accumulations possibles pour jeudi et vendredi.

neige

P-M Doucet.

Verglas possible pour le 1-2 Décembre.

257134_10151177443786270_587683876_o

Un épisode de pluie verglaçante est possible pour plusieurs régions du Québec à partir de demain soir et pendant la nuit du 1-2 Décembre.

Toutes les régions du sud de la province semblent à risque, mais les régions au nord du fleuve semblent plus propices pour le moment. Pour le moment on ne parle pas de très grandes accumulations, mais il pourrait en tomber assez pour gêner les déplacements.

L’Outaouais, Laurentides, Lanaudière, Mauricie, Québec, Centre-du-Québec sont des régions à surveiller puisque le profil de température sera probablement plus conducteur au verglas dans ces coins. Pour que du verglas se forme, il faut une intrusion d’air chaud en altitude, ce qui sera le cas demain avec l’arrivée d’une dépression. Il doit aussi y avoir une couche d’air sous 0°C au sol pour que la pluie gèle au contact.

Il faut se rappeler que les régions ou la température dépassera 0°C, il n’y aura pas de verglas, mais seulement de la pluie. Comme le scénario est très limite sur tout les secteurs, il sera important de s’informer souvent sur les conditions météo dans vos secteurs. Une légère hausse ou baisse de température suffira pour tout changer.

Profil de température projeté sur la rive nord de Montréal demain soir. Un profil similaire se retrouve sur les régions mentionnées plus haut.

air

Zone plus à risque pour des accumulations de pluie verglaçante (Polygone rouge).

Sans titre

P-M Doucet.

Normal d’avoir des températures de 10°C, 15°C en Novembre ?

Plusieurs personnes nous demande depuis quelques jours :

Pourquoi fait-il encore chaud en novembre ?

 

La raison est fort simple, nous sommes en transition entre deux saisons. Donc, au sud l’air chaud et humide est toujours disponible, mais au nord l’air froid et glaciale est aussi disponible.

Cela n’arrive que cette année ? Non ! Dans les 20 dernières années, la région de Québec a eu droit à plusieurs vagues de chaleur tard en novembre. Il y a en moyenne de 2 à 4 vagues de chaleur sur le sud du Québec en novembre.

En novembre 2014, la région de Québec a été frappée par de violents orages en fin de journée du 24.

 

Voici une petite image qui montre bien la situation où on peut voir la limite de l’air chaud et froid au sud du Canada.

nam_t2m_max_conus2_18

Au jour de Noël en 2014, plusieurs régions du Québec ont été touchées par de la pluie et des orages !

Donc, pour ce qui est des températures, il est tout aussi normal d’avoir des *T de 15 °C comme d’avoir des *T de -15°C et des précipitations de pluie et de neige.

 

En souhaitent que cela aura pu vous rassurez 🙂

* T = Température

Tempête dans l’est et les Maritimes 23 novembre 2015

Une première dépression cette année arrivera par la porte de l’Atlantique.

Pour les secteurs de Gaspé, Murdochville, Chandler et New Carlisle – Port-Daniel il sera possible d’avoir entre 10 et 20 cm par endroit.

Pour ce qu’il est de la pluie, les secteurs de Blanc Sablon et Chevery il faudra s’attendre à plus de 80 mm de pluie !  Cette dépression touche aussi une grande partie du Nouveau-Brunswick avec des accumulations de 20 cm sur l’ouest et jusqu’à 100 mm de pluie pour l’est.

Pour se qui est des vents, en général des rafales jusqu’à 50 km/h sauf sur la partie nord ouest de la Nouvelle-Écosse ou les vents pourraient être en rafale a plus de 130 km/h !

 

Voici une carte pour les accumulations de neige.

nam_3hr_snow_acc_ne_29

 

 

Première bordée de neige en vue pour plusieurs secteurs.

Snow

Les régions de l’ouest et du centre du Québec (Abitibi-Témiscamingue, la partie nord de l’Outaouais, des Laurentides, et du nord de la Mauricie) pourront voir des accumulations de plus de 15 cm au cours de la fin de semaine (21-22 Novembre), mais particulièrement dimanche. Pour les autres régions montagneuses au nord du fleuve, on parle d’un potentiel de 5 à 10 cm par endroits.

Les zones sur la rive sud du fleuve n’ont pas beaucoup de chance de voir des accumulations de neige puisqu’elles seront situées dans le secteur chaud de la dépression. La majorité des précipitations tombera en pluie, mais il est tout de même possible que des averses de neige se forment.

Les zones dans la vallée du St-Laurent montrent pour l’instant un profil de température avec trop de chaleur pour la neige. Voici une coupe verticale prévue de l’atmosphère pour dimanche matin. La ligne rouge montre la température avec l’altitude (long rectangle blanc sur la gauche) et la ligne bleue représente la ligne du 0°C. On voit donc que la ligne rouge et la ligne bleue se coupent un peu plus haut qu’à 1 kilomètre en altitude (encerclées en blanc, pointées par la flèche rouge). Une telle couche de chaleur n’est pas favorable à la neige.

Dès qu’on arrive dans les montagnes cependant, cette couche devient moins épaisse. La neige peut arriver au sol plus facilement.

téphi

Nous continuerons à suivre le tout et apporter des changements aux prévisions si nécessaire !

P-M Doucet.

Éclaircissement sur le vortex polaire.

10380696_841797932537845_4072120765793686484_o

Lorsque l’hiver arrive et nous entendons souvent parler du fameux vortex polaire. Qu’en est-il réellement ? Voici quelques explications.

Le vortex polaire est quasiment toujours présent durant l’année avec plus ou moins de vigueur. Il est relié à la force du courant-jet, plus celui-ci est fort, plus les vents resteront dans une direction ouest-est et plus le vortex restera sur le pôle nord. C’est un phénomène de haute altitude, donc invisible à l’oeil.

Quand le courant-jet faibli, celui-ci commencera à faire des ondulations. Les intrusions d’air chaud pourront se faire plus facilement vers le nord ce qui amènera l’air froid à se déplacer plus au sud. La plupart du temps cela sera associé à système de haute pression (beau temps) et qui amène du temps beaucoup plus froid que la normale à la surface.

P-M Doucet.

Formation de la foudre.

10401522_847499408634364_6441105551410084163_n

Un des principaux dangers de la chasse d’orages est la foudre ! Dans cette image, Jolyane aurait bien pus subir de graves blessures si la foudre avait suivi le traceur présent sur l’image.

Comment se forme la foudre ? Premièrement il existe des charges positives et négatives. La séparation des charges positives et négatives doit se faire dans un nuage pour donner lieu à la foudre. La présence de glaces dans un nuage d’orage jouerait un rôle très important dans les charges électriques d’un orage.

Dans un orage, il y a plusieurs courants ascendants et descendants. C’est le milieu idéal pour séparer les charges électriques. Les charges négatives se concentrent généralement près de la base du nuage, alors que les charges positives s’accumulent plus haut dans celui-ci. Ce phénomène permet aux champs électriques de se former et de s’amplifier entre le nuage et le sol.

Étant donné que les objets à charge similaire se repoussent et que ceux à charge contraire s’attirent, les charges négatives commencent alors à s’étendre près de la base du nuage. En même temps, les charges positives commencent à s’accumuler sous l’orage. Cette région de charges positives se déplace sous le nuage. Les charges positives ont tendance à se concentrer sur des objets élevés, comme les arbres, les poteaux et les bâtiments.

D’où viennent les traceurs alors ? Un éclair nuage-sol commence alors que les charges négatives font leurs chemins vers le sol et forme un petit canal. Ce phénomène s’appelle le traceur par bonds. Le traceur par bonds se rend jusqu’au sol par une série de sauts. Ce traceur peut s’étendre dans de nombreuses directions.

En réponse à la décharge négative en provenance de la base d’un nuage, les courants de charge positive commencent à se déplacer vers le haut à partir du sol, généralement le long d’objets élevés; il s’agit là des traceurs ascendants. Dans l’image que nous avons ici, c’est un traceur ascendant dont il est question.

Lorsque le traceur par bonds et le traceur ascendant se rencontrent, près du sol, les charges négatives commencent à descendre vers le bas. De façon presque instantanée, un courant électrique beaucoup plus important et lumineux monte en flèche jusqu’au nuage, en suivant la trajectoire du traceur par bonds. Il s’agit d’une décharge de retour. C’est la partie visible de l’éclair. Le tout se produit très vite, en moins d’une seconde.

P-M Doucet.

Pourquoi certains orages produisent plusieurs tornades ?

10517536_792105030840469_429392472802056889_n

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi un orage peut produire plusieurs tornades ? Voici une explication sur une des raisons possible du phénomène !

Sur l’image du haut, regarder le méso #1 qui est représenté par le L encerclé, il s’agit du courant ascendant en rotation de l’orage. Les super-cellules agissent un peu comme une dépression normale mais à plus petite échelle. Le « L » représente le centre de basse pression du mésocylone, la ligne bleue représente la démarcation entre l’air plus chaud et humide devant, et l’air plus froid et sec du RFD derrière, comme un front froid. La ligne rouge représente la démarcation entre l’air chaud et humide situé entre la ligne rouge et bleu et l’air plus frais et humide devant qui représente les précipitations de l’orage.

Donc le Méso #1 se forme, arrive à maturité et donne une tornade. L’air froid étant plus dense que l’air chaud, celui-ci a tendance à aller plus vite et rattraper le front chaud. Le RFD pousse donc plus fort et la ligne bleue (front froid) s’approche de la ligne rouge (front chaud). Quand les deux masses d’air se rattrapent, on parle d’une occlusion (ligne mauve). L’air plus chaud est donc séparé du mésocyclone (L) et celui-ci va normalement commencer à faiblir en courbant plus vers le nord, entrainant la tornade avec lui.

Lorsque la cellule est dans un très bon environnement, elle peut « cycler » et reformer un mésocyclone au sud/sud-est sur le triple point. Le même cycle recommence alors et si l’autre tornade à encore du « jus » pour continuer, les 2 pourront être au sol en même temps.

P-M Doucet.

Principe de fonctionnement et couverture des radars.

Couverture

Le radar est un outil très utile, il permet de voir plusieurs choses en météo. Nous l’utilisons beaucoup pour les précipitations et avoir de l’information sur ce qui se passe dans les orages, comme la direction et force des vents en outre.

Il faut cependant savoir que les radars ont leurs limites. Leur fonctionnement est simple, ils émettent des ondes dans toutes les directions et si les ondes lancées rencontrent un obstacle, cela est retourné au radar en écho avec différentes lectures. La distance de ces obstacles joue un rôle important dans la lecture des données. Parce que la terre est ronde les radars ont une certaine portée avant que leurs ondes ne deviennent inutiles, parce qu’elles vont trop hautes dans l’atmosphère. L’inclinaison et l’angle du radar jouent aussi dans la balance.

image1

Un radar offre une excellente couverture (vert sur l’image complètement en haut) dans un rayon d’environ 60-80 kilomètres. Dans ces secteurs, on peut y voir ce que si passe au plus près du sol (1200 mètres d’altitude et moins). Donc si le retour d’écho est fort, il est très probable que des précipitations fortes tombent. Pour les orages, on peut très bien voir si on mésocyclone de bas niveau est présent, donc si la rotation est forte. Cela peut être un bon indicateur de tornade.

Jusqu’à environ 100-120 kilomètres, on parle d’une bonne couverture (jaune sur la carte complètement en haut). Des éléments de la couverture excellente peuvent manquer car le radar voit un peu plus haut dans l’atmosphère (entre 1200 et 1800 mètres d’altitude) mais cela donne toujours une bonne idée de ce qui se passe. Jusqu’à environ 150 kilomètres, on parle d’une couverture correcte (bleu sur l’image complètement en haut). À cette distance on voit plus ce qui se passe plus haut dans l’atmosphère (entre 1800 et 3000 mètres d’altitude). Si on voit de fortes précipitations il est plus possible que cela ne représente pas, du moins pas encore, ce qui se passe au sol. Tout comme pour la rotation pour les orages, on pourra détecter un mésocyclone de moyen niveau, mais on ne peut voir sa profondeur.

Au-delà, on ne verra que ce qui se passe beaucoup plus haut dans l’atmosphère. La plupart des précipitations n’apparaîtrons pas, sauf dans le contexte d’orages où on peut encore les voir car cela monte très haut dans l’atmosphère. Il est cependant difficile de faire une corrélation avec ce qui se passe au sol en raison de la distance et des ondes qui deviennent plus diffuses et donc moins précises.

Vous remarquerez aussi sur la première image du haut, qu’il y a parfois des zones ou la couverture du radar arrête brusquement. Vous pouvez le voir notamment près de St-Hyacinthe et Granby sur la carte. Cela est dû à des blocages d’écho, il peut s’agir d’une montagne, un parc d’éoliennes, un immeuble trop proche du radar. Toutes les zones situées derrière l’axe parallèle au radar et la cause du blocage auront des lectures atténuées à cause de cela.

Il existe aussi la possibilité de voir des faux échos à cause de ces obstacles. Voici un autre exemple tiré du radar de Burlington au Vermont.

Faux échos causés par un parc d’éoliennes

Figure9

Au sud d’Altona, dans l’État de New York, il y a un gros parc éolien. Le radar est encore assez proche pour détecter celui-ci. Il croit donc avoir affaire à des fortes précipitations mais il n’en est rien. Comment faire pour savoir s’il s’agit de faux échos ? Très simple, lorsque vous animer le radar ou que vous voyez que des échos restent toujours au même endroit, il est fort probablement que ce soient des faux échos ! Regarder l’animation qui suit, vous voyez des orages en développement, ils bougent, alors que ce point reste toujours au même endroit avec peu de variation en force.

Figure9

Si le parc éolien était plus loin, le radar ne le détecterait pas car ces ondes passeraient plus haut.

P-M Doucet.